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White Material

Des félins traversent la nuit. Un homme blessé. Des soldats le regardent. Une femme marche à travers les hautes herbes sèches. Elle hèle une voiture. Un bus s’arrête. Elle monte dessus. Elle se rappelle.

Loin de m’éconduire, le caractère austère des images commence par me séduire. Je suppose qu’en adoptant une approche aussi brute, ce film rébarbatif démythifiera l’Afrique cinématographique. Mais il apparaît bien difficile d’échapper aux figures imposées lorsque l’on évoque la guerre civile, l‘exploitation de la souffrance ou l’incitation à la violence. Le scénario elliptique se concentre donc sur ses personnages, mystérieusement fantomatiques. L’épilogue me désespère.

De : Claire Denis 1h40

Avec (entre autres) : Isabelle Huppert, Christophe Lambert, Isaach de Bankolé, Nicolas Duvauchelle

The Limits of Control

Rimbaud cité, un homme exécute des mouvements de tai-chi dans les toilettes d’un aéroport avant de laconiquement s‘acoquiner avec une paire de bavards polyglottes. Il file ensuite en Espagne échanger des boites d’allumettes et avaler des bouts de papier.

Un jeu de piste énigmatique. Une esthétique épurée. Des répliques aphoristiques. Une approche poétique. Cette histoire ne (me) parle que par intermittence et je contemple amèrement ce film contemplatif qui, ne s’emballant à aucun moment, ne m’emballe non plus. De ce réalisateur, de ces acteurs, j’attendais davantage que des ambages en images. Sans me déplaire, ce film ne me plaît pas.

De : Jim Jarmush 1h57

Avec (entre autres) : Isaach de Bankolé, Paz de la Huerta, Gael Garcia Bernal, John Hurt